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Le Roi René

A l'âge de 11 ans, il épouse Isabelle, fille et héritière du duc Charles II de Lorraine le 24 octobre 1420 dont il s'éprend et aura quatre enfants. Il doit se battre pour la succession du duché de Bar avec son rival, Antoine de Vaudémont, un descendant de la maison de Lorraine qui revendique la succession et qui parvient à retenir René prisonnier en Franche-Comté. René est finalement libéré après de longues années au prix de fortes rançons, de sacrifices et de mariages de "réconciliation".

 

Fidèle au roi Charles VII qui avait épousé sa sœur Marie, il assiste au sacre de Reims en 1429. Ami de toujours du roi, il contribue à l'arrêt des luttes franco-anglaises en jouant un rôle actif dans les négociations de Tours et en mariant sa fille Marguerite à Henri VI d'Angleterre en 1445. Puis il participe à ses côtés à la reconquête des provinces perdues.

 

A la mort de son frère aîné Louis III d'Anjou, le 15 novembre 1434, sa succession revient de droit et par sa volonté, à René, Duc de Bar et de Lorraine. Le 2 février, Jeanne de Duras, reine de Sicile laisse par testament son héritage au second fils de Louis II. René, déjà Duc de Bar et de Lorraine se trouve duc d'Anjou, roi de Sicile et de Jérusalem et comte de Provence. Jamais un prince de la Maison d'Anjou n'avait possédé une telle étendue et une telle variété de territoires. Il devient une grande puissance féodale, promise à un destin prépondérant. Dès lors on ne l'appelle plus que le roi René ou le roi de Sicile. Comme son père et son arrière grand-père avant lui, il s'engage dans l'aventure italienne où plusieurs partis se déchirent le pouvoir depuis deux générations. Les Aragonais, avec le concours d'alliances avec les italiens, gagnent du terrain et René finit par perdre son royaume de Naples en 1442.

 

Il consacre alors son temps à l'administration et au développement de l'Anjou, de la Lorraine et de la Provence. Il fait prospérer ainsi les villes d'Angers, Aix en Provence et Tarascon qui possèdent alors chacune un établissement monétaire.

René voyage beaucoup et partage son temps entre ses différents domaines transportant meubles, tapisseries, objets d'art et le vin qu'il faisait lui-même dans son manoir de Chanzé. 

 

Les séjours du roi en Provence

Lors de son premier séjour à Tarascon (1447-1149), le dauphin Louis, futur Louis XI, retiré en Dauphiné, rend visite à son oncle, René d'Anjou, roi de Sicile et Comte de Provence en mai 1447 sous prétexte de faire le pèlerinage de Sainte Madeleine à Saint-Maximin et à la Sainte-Baume. Il arrive à Tarascon où son oncle le reçoit avec faste et affection. Il visite l'église Sainte-Marthe comme il se doit et encourage le projet de pratiquer les fouilles de Notre-Dame de la Mer (les Saintes Maries) que son oncle entreprend l'année suivante. Cependant, le Dauphin est venu quérir une alliance auprès de son oncle contre son père le roi de France Charles VII que celui-ci ne peut lui accorder par l'indéfectible amitié et fidélité qui le lie à son compagnon d'enfance. Louis XI devait garder rancune à son oncle de cette visite insatisfaite et stérile.

 

Quoique sa résidence soit fixée à Angers, René gouverne la Provence. Au mois de février 1447, René quitte l'Anjou emmenant avec lui son Conseil et toute sa Maison par bateau en remontant le cours de la Loire jusqu'à Roanne, de Roanne à Lyon par voie de terre, de Lyon jusqu'à Tarascon par bateau en descendant le Rhône. Le voyage dure une quinzaine de jours, il l'a déjà fait plusieurs fois avec une suite moins nombreuse, à cheval d'Angers à Lyon où il emprunte la voie fluviale pour gagner son comté. Le roi de Sicile et sa famille séjournent deux ans et demi en Provence, très occupé à protéger son Comté contre les incursions des Aragonais. En 1447, une galère espagnole s'est introduite dans le port de Marseille, pour le défendre à l'avenir, René décide la construction d'une tour commencée en 1448, elle est terminée en 1452.

Lors de son séjour en Provence, René s'efforce de traiter avec Alphonse d'Aragon pour rétablir en Méditerranée la sécurité de la navigation et du commerce, il conclue avec lui une trêve que ce dernier refuse de renouveler, la rupture devient alors complète avec le monarque aragonais. Le comte de Provence plus heureux avec les Génois, conclue avec eux le 20 août 1448 un traité garantissant aux navires provençaux la liberté de navigation sous condition de réciprocité et de l'ouverture du port de Gênes. Ainsi, il manifeste le souci de réaliser au profit des ses sujets les conditions de la prospérité.



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