Itinéraire n°3 : Autour du Couvent des Cordeliers
C'est autour de l'ancienne place du Charbon (place Frédéric Mistral) que choisirent de s'installer, au Moyen Age, les Cordeliers. Aujourd'hui, leur cloître abrite le Cabinet de Curiosités de Tartarin et des expositions d'art. En plein cœur de ville, ce circuit vous fait découvrir deux légendes de la ville : la Tarasque et Tartarin, le héros imaginaire d'Alphonse Daudet.
► Le cloître des Cordeliers
C'est en 1362 que le pape Innocent VI autorise les Cordeliers (ordre des Franciscains) à établir leur monastère près de la rue des Halles, où ils resteront installés jusqu'à la Révolution. Leur monastère vendu comme bien national, les parcelles sont alors partagées et en 1835, celles du cloître appartiennent à Joseph Monnier, aubergiste. En 1861, la Ville de Tarascon rachète les bâtiments pour les transformer en crèche municipale, dont la direction est confiée aux religieuses de Notre-Dame-l'Auxiliatrice en 1867. Un siècle plus tard, les religieuses partent rejoindre leur maison-mère de Montpellier et une équipe municipale prend alors la direction de la crèche jusqu'en 1982.
Aujourd'hui, le lieu accueille des expositions d'art dans les galeries voûtées du cloître tandis que le reste du bâtiment abrite l'espace Tartarin, depuis le 30 mai 2009. Deux scènes y font renaître le célèbre personnage du roman d'Alphonse Daudet grâce au cabinet de curiosités aux murs tapissés de fusils, de sabres et d'objets de chasse et au salon de Madame Bézuquet, avec qui Tartarin aimait passer ses soirées à entonner l'air de Robert le Diable.
► Le Cabinet de curiosités de Tartarin de Tarascon
« Les aventures de Tartarin » écrites par Alphonse Daudet (1840-1897) sont composées de trois volumes : Tartarin de Tarascon (1872), Tartarin sur les Alpes (1885) et Port-Tarascon (1890).
Tartarin de Tarascon est un roman d’aventures qui met en scène un comique de situation. Les procédés littéraires de la farce et de la caricature sont utilisés pour caractériser le héros.
Tartarin est un homme simple, vantard et si humain par ses attitudes en société. Ce récit mêle la fantaisie, le comique et finalement le tragique de tout homme solitaire qui se réfugie dans le monde imaginaire. Cette mise en scène de l’affabulation est devenue une allégorie du « bon méridional ». La tartarinade est un mensonge sympathique.
Dès 1908, Georges Méliès réalise un court métrage avec pour héros, Tartarin. En 1934, Raymond Bernard tourne un Tartarin campé par Raimu. Enfin, en 1962, Francis Blanche met en scène ce héros dans un film qui fixe la renommée de Tartarin.
A Tarascon, depuis 1946, trois personnes ont interprété le rôle de « Tartarin » : Joseph Servier (1946-1957), Pierre Fosco (1956-1990) et Daniel Souliers (depuis 1990).
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INFORMATIONS PRATIQUES : Cloître des Cordeliers - Maison du Patrimoine Place Frédéric Mistral 13 150 Tarascon
Accueil Contact : 04 90 91 38 71
Horaires d'ouverture Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h et samedi de 13h30 à 18h
Tarifs Entrée libre |
► Le Palais de Justice (ancien hôtel de Preigne) (l’intérieur ne se visite pas)
C'est en 1800 que Tarascon devient chef-lieu du district (arrondissement actuel d'Arles), siège d'un Tribunal de Première Instance. Le Palais de Justice est alors logé dans l'ancien hôtel particulier de la famille des Gras de Preigne. L'hôtel, au XVIIIe siècle, avait été réaménagé « à la française » ou « à la parisienne », avec des corps de logis disposés en « U » autour d'une cour d'honneur (place du Bâtonnier Louis Gonthier). A l'arrière, l'actuelle entrée du Tribunal donnant sur la place du docteur Braye est munie d'une façade de style maniériste des années 1620. la placette a été aménagée à la fin du XVIIIe siècle afin de donner plus de jour et de gaieté à la façade classique. Les fenêtres sont surmontées de frontons triangulaires coupés autrefois ornés de fleurs de lys, répondant au grand fronton surmontant la porte d'entrée.
► La Rue des Halles
La rue des Halles est l'ancienne rue commerçante de la ville. Elle débutait à la mairie pour se terminer par une porte d'enceinte, le portal de la Reyna, démolie en 1833 avec le rempart. Sous les halles couvertes (les dernières conservées du département), les étals marchands étaient autrefois disposés avec la Peyssonaria (poissonnerie), du côté droit en allant vers la mairie, et le Masel (boucherie), du côté gauche. Aujourd'hui, les maisons anciennes à arceaux sont toujours habitées.
► L’antre de la Tarasque, n°15 bis, rue des Halles
L'effigie de la Tarasque, le monstre de la ville, est visible sous les arcades de la rue des Halles. C'est bien elle que l'on promène dans les rues de la ville au moment des Fêtes de la Tarasque, à la fin du mois de juin. Ces fêtes, qui dérivent certainement des fêtes chrétiennes des Rogations, prennent un nouvel essor au XVe siècle, grâce au roi René qui, en 1474, les règlemente et institue l'ordre des chevaliers de la Tarasque, chargé de conserver dévotement les jeux, de les célébrer au moins sept fois par siècle, « d’en respecter la cérémonie, de faire beau bruit, festins et farandoles pendant cinquante jours et de réserver aux étrangers le meilleur accueil pour les régaler pendant toute la durée des courses, à plaisir et à volonté ». Depuis, ces fêtes se perpétuent. Devenues annuelles, on y a ajouté, en 1946, le personnage fantasque de Tartarin. Elles sont aujourd'hui classées par l’UNESCO au titre« patrimoine immatériel de l'Unesco ».




